Il y aurait eu 62 attaques de requins contre des hommes en 2006, dont quatre provoquant la mort de la victime, selon George Burgess, directeur du International Shark Attack File, au Musée d’histoire naturelle de Floride. En 2000, les chiffres étaient de 11 morts pour 79 attaques.
Ces chiffres montrent bien que les attaques de requins restent un phénomène extrêmement rare. Mais ils traduisent aussi deux faits : les baigneurs ont un comportement de plus en plus précautionneux quand ils vont se baigner (« ils commencent à voir que, quand ils entrent dans la mer, ils entament une expérience dans un monde sauvage, et que ce n’est pas un petit saut dans la piscine du jardin » dit Burgess) ; et il y a de moins en moins de requins dans les zones de baignades…
Les attaques recensées ont été réparties ainsi :
Etats-Unis : 38 (dont 23 en Floride) ; Australie : 7 ; Afrique du Sud : 4 ; Brésil : 3 ; Bahamas : 2 ; Fiji : 1 ; Guam : 1 ; Mexique : 1 ; Nouvelle-Zélande : 1 ; Porto-Rico : 1 ; La Réunion : 1 ; Espagne : 1 et Tonga : 1.
Des chiffres sans doute pas complètement exacts car c ertains pays ne recensent pas aussi précisément ce genre d’attaque. On notera qu’à part l’Afrique du Sud, aucune attaque n’a été recensée ni en Afrique, ni en Asie, ce qui serait statistiquement surprenant.
Les quatre victimes de requins en 2006 sont une baigneuse se baignant avec son chien proche d’une zone où des pêcheurs avaient nettoyé du poisson (Australie), un surfeur (Brésil), une américaine se baignant au Tonga et encore un touriste français amateur de surf, à la Réunion, dans une zone interdite à la baignade et à toute activité de loisirs (notamment à cause de la présence de requins tigres…).
Er, alors que la population mondiale augmente, le nombre d’attaques diminue. Rappelons que les hommes tuent, chaque année, 100 millions de requins, la plus grande majorité pour ne leur prendre que leurs ailerons.
(Photo Seawatch.org)
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