Esonet
Ceci n'est pas un article, mais un communiqué de presse de l'Ifremer que j'ai trouvé intéressant de reproduire car le sujet est scientifiquement passionnant: l'intégration des outils de mesure pour la recherche marine au niveau européen.
Lancement du réseau d’excellence européen ESONET pour l’observation et
la mesure des processus en fond de mer. Du 21 au 23 mars à Brest, la
première réunion de l’ensemble des organismes partenaires du réseau
d’excellence européen ESONET permettra de définir le programme
d’actions pour les années à venir.
Objectifs
ESONET (European Seafloor Observatories Network) est un réseau
d’excellence coordonné par l’Ifremer dans le cadre du 6ème Programme
Cadre de Recherche et Développement (PCRD) et dont l’action a débuté le
1er mars 2007. Il comprend un réseau d’observatoires fonds de mer
permanents, pluri-disciplinaires implantés dans des zones clefs des
marges continentales européennes. ESONET s’intéresse particulièrement
aux marges océaniques au-delà de la limite du plateau continental et
jusqu’à des profondeurs de 4000 mètres. Ces zones sont en effet moins
bien connues que le plateau continental lui-même et non couvertes par
les systèmes de recueil de données océaniques existants.
Intégrant des scientifiques de différentes équipes européennes (50
partenaires de 14 pays1 sont réunis au total), Esonet a pour but de
définir des objectifs scientifiques communs et permettra, à terme, une
surveillance continue sur les plans géophysiques, biogéochimiques,
océanographiques et biologiques. Il a notamment pour objectif d’établir
les bases d’une composante marine de GMES (Global Monitoring for
Environment and Security)
Enjeux
Après plusieurs décennies d’étude océanologique au moyen de navires et
de satellites, l’océan global et son comportement complexe restent
encore à élucider. C’est particulièrement le cas des processus fond de
mer, les plus difficilement accessibles. En effet, bien que des
stations de mesures existent à terre pour l’acquisition de longues
séries temporelles de données, de nombreux phénomènes restent mal
connus et non mesurables en raison de l’absence de stations en fond de
mer. Ainsi l’instrumentation sur le long terme par le déploiement
d’observatoires fonds de mer pluridisciplinaires permettra
d’appréhender les risques géologiques, les évolutions climatiques et la
biodiversité.
Perspectives
Au niveau européen, des actions comme ESONET et le développement de
nouvelles technologies permettent à toute une communauté scientifique
et industrielle d’étudier la création d’un réseau de stations
d’observations en fond de mer et de définir ensemble son intérêt
scientifique.
L’ESFRI (European Strategy Forum on Research Infrastructures) vise à
établir la feuille de route pour les futures infrastructures de
recherche européenne : les projets qui seront retenus débuteront en
2008. Dans ce cadre, le projet EMSO (European Multidisciplinary
Seafloor Observatory), dont l’Ifremer assure la coordination, a pour
objectif de conduire les différents Etats-membres, avec le soutien de
la Commission européenne, à s’organiser pour supporter la réalisation
du projet ESONET.
(1) France, Allemagne, Italie, Royaume Uni, Irlande, Portugal, Espagne, Grèce, Turquie, Bulgarie, Norvège,
Suède, Belgique, Pays-Bas.
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