Un calamar de 10 mètres
Cela m'avait échappé, mais voilà: des pêcheurs néo-zélandais ont pêché un calamar de 10 mètres de long, le plus grand jamais pêché. Cliquez ici pour la suite!

Cela m'avait échappé, mais voilà: des pêcheurs néo-zélandais ont pêché un calamar de 10 mètres de long, le plus grand jamais pêché. Cliquez ici pour la suite!
Samedi dernier, un esturgeon vivant à été pêché, au large du Croisic, par le ‘Quentin-Grégoire’, bateau de Thierry Evain. Ce spécimen de 1,78m pour 27KG avait été bagué, auparavant, par le CEMAGREF (institut de recherche pour l'ingénierie et l’environnement), centre basé dans la Gironde.
Cette espèce, devenue rarissime, est protégée en France depuis 1982 et en Europe depuis 1998.
On connaît surtout ce poisson de part ses oeufs si recherchés, le caviar, qui entraîne un commerce et un trafic intense autour de la Mer Caspienne et du Danube. L’Ascipenser sturio, tel est son nom scientifique, est, au contraire de ses congénères de la même famille, un poisson vivant en mer et se reproduisant en eau douce. L’esturgeon européen fait partie des espèces les plus rares sur tout le littoral atlantique. On ne dénombrait que 12 captures officielles pour l'année 1982
Après avoir passé quelques jours de convalescence dans un grand bassin de l'Océarium et s'être remis de ses émotions, il sera relâché à quelques miles, au large du Croisic.
Il y aurait eu 62 attaques de requins contre des hommes en 2006, dont quatre provoquant la mort de la victime, selon George Burgess, directeur du International Shark Attack File, au Musée d’histoire naturelle de Floride. En 2000, les chiffres étaient de 11 morts pour 79 attaques.
Ces chiffres montrent bien que les attaques de requins restent un phénomène extrêmement rare. Mais ils traduisent aussi deux faits : les baigneurs ont un comportement de plus en plus précautionneux quand ils vont se baigner (« ils commencent à voir que, quand ils entrent dans la mer, ils entament une expérience dans un monde sauvage, et que ce n’est pas un petit saut dans la piscine du jardin » dit Burgess) ; et il y a de moins en moins de requins dans les zones de baignades…
Les attaques recensées ont été réparties ainsi :
Etats-Unis : 38 (dont 23 en Floride) ; Australie : 7 ; Afrique du Sud : 4 ; Brésil : 3 ; Bahamas : 2 ; Fiji : 1 ; Guam : 1 ; Mexique : 1 ; Nouvelle-Zélande : 1 ; Porto-Rico : 1 ; La Réunion : 1 ; Espagne : 1 et Tonga : 1.
Des chiffres sans doute pas complètement exacts car c ertains pays ne recensent pas aussi précisément ce genre d’attaque. On notera qu’à part l’Afrique du Sud, aucune attaque n’a été recensée ni en Afrique, ni en Asie, ce qui serait statistiquement surprenant.
Les quatre victimes de requins en 2006 sont une baigneuse se baignant avec son chien proche d’une zone où des pêcheurs avaient nettoyé du poisson (Australie), un surfeur (Brésil), une américaine se baignant au Tonga et encore un touriste français amateur de surf, à la Réunion, dans une zone interdite à la baignade et à toute activité de loisirs (notamment à cause de la présence de requins tigres…).
Er, alors que la population mondiale augmente, le nombre d’attaques diminue. Rappelons que les hommes tuent, chaque année, 100 millions de requins, la plus grande majorité pour ne leur prendre que leurs ailerons.
(Photo Seawatch.org)
Je relaie ici un texte de Shark Alliance:
"Les scientifiques, les environnementalistes et les autres membres de
Shark Alliance appellent la France, l’un des acteurs les plus actifs en
matière de pêche et de commerce des requins en Europe, à peser de tout
son poids afin d’améliorer le futur de ces animaux en péril.
Shark Alliance est une coalition de plus de 20 organisations non
gouvernementales dont le but est d’agir pour la conservation et la
restauration des populations de requins en tentant de faire évoluer la
politique commune de la pêche de l’Union Européenne.
L’Association Pour l’Etude et la Conservation des Sélaciens (APECS) est
une association française basée à Brest qui agit pour la conservation
des requins et des raies depuis 1997 en mettant en œuvre des programmes
de recherche et en menant des actions d’éducation et de sensibilisation
du public. L’APECS est membre de Shark Alliance.
Dans le premier numéro de Nautilus, j'avais raconté l'histoire de la femelle requin blanc que l'Aquarium de Monterey avait conservé près de six mois en bassin (gigantesque) avant de la relacher. Il y a 137 jours, un jeune mâle avait à son tour pris place dans le grand bassin: il vient d'être relâché, lui aussi. En 137 jours, il avait considérablement grandi et grossi, et c'est en pleine forme qu'il a été remis en mer, avant qu'il ne devienne trop compliqué et dan
gereux de le sortir du bassin. Une balise devrait le suivre pendant 90 jours, pour permettre d'en apprendre encore un peu plus sur ce fabuleux poisson.
Pour ceux qui parlent anglais, on peut avoir plus d'information mais aussi des photos et des vidéos sur le site de l'Aquarium de Monterey.
Une équipe internationale de scientifiques a
identifié des formes de vie jusqu'ici inconnues évoluant dans l'océan
Arctique, et rapporte cette découverte dans l'édition du
12 janvier de la revue Science.
Il s'agit d'un nouveau groupe
d'organismes microscopiques, baptisé «
picobiliphyte » (pico en raison de leur taille minuscule, de l'ordre
du millionième de mètre, bili à cause de la présence de biliprotéines,
des substances aux propriétés fluorescentes qui transforment la lumière
en biomasse, et phyte puisqu'il s'agit de végétaux).
C'est par des analyses ADN de vastes communautés de micro-organismes océaniques que la découverte a été faite, « un de
ces groupes de séquences n'avait tout simplement aucun lien avec les
autres groupes connus à ce jour, explique la professeure Lovejoy, l'un des chercheurs. En
fait, les divergences étaient si grandes qu'elles se
comparent à celles qui existent entre plantes terrestres et animaux. »
Cette découverte rappelle, s'il en était besoin, que notre connaissance de la vie dans les océans est ridicule. On estime aujourd'hui que le nombre d'espèces encore inconnues dans les océans se situe dans une fourchette allant de 1 à 100 millions d'espèces!
Source: Actualité-News-Environnement
Mettons les choses au clair: régulièrement, je m'énerve à cause d'un détail qui n'en est, finalement, pas un. Un truc qui va peut-être vous paraître idiot, mais qui m'agace profondément: le fait d'appeler "pingouins" les manchots. J'entends cela tout le temps. Dans la cour de récré de ma fille ainée, je peux le comprendre. Mais même au journal de 20h des grandes chaînes ou sur l'antenne des grandes radios, cela m'énerve! Alors reprenons: un pingouin n'est PAS un manchot. Ce sont deux animaux différents. La preuve? L'image, au dessus, c'est un manchot. Le héros de la marche de l'Empereur. Vous remarquez qu'il ne vole pas. Il ne le pourrait pas d'ailleurs vu l'état de ses ailes. Autre élément: il vit dans l'hémisphère Sud. On en trouve en Afrique du Sud, en Australie, dans les îles du grand Sud (Kerguelen, Crozet, Georgie du Sud...) et bien sûr en Antarctique.
Au dessous, vous avez le pingouin. Notez la différence: il vole!!!! Et il vit dans le Nord. On en a même aux Sept-îles, en Bretagne. Pour en savoir plus, voyez l'Affaire Pingouin.
Alors, la prochaine fois que vous entendez quelqu'un appeler un brave manchot "pingouin", je vous propose de lui dire gentiment que c'est un manchot, et que le pingouin est un AUTRE oiseau. Je ne sais pas si cela vous fera du bien mais, moi, cela me soulagera... ;-)
Je viens de recevoir ce message de mes amis de Longitude 181:
"Depuis des années, il était question d’un
sanctuaire pour les baleines et les dauphins dans la région Caraïbes…
Le coup d’envoi a été donné :
lors de la dernière réunion de la Commission Baleinière Internationale
(juin 2006, St Kitts and Nevis – Antilles), la France a annoncé la
création d'un sanctuaire dans la Zone Economique Exclusive (Z.E.E.) de
ses îles des Antilles, la Martinique et la Guadeloupe. La Z.E.E., qui
s'étend jusqu'à 200 milles des côtes (soit 370 km), couvre un large
périmètre dans lequel la France impose sa législation. En prenant de
telles mesures dans sa ZEE, elle assure la protection des cétacés sur
une surface significative en matière de conservation.
La science en direct!
Je viens de recevoir un message de l'Ifremer annonçant une campagne de marquage de merlu dans le Golfe de Gascogne, du 26 mai au 2 juillet. Ces campagnes, essentielles à l'amélioration des connaissances sur certains paramètres biologiques de l’espèce (croissance, mortalité et migrations en particulier), nécessitent une coopération des professionnels de la pêche: pêcheurs, mareyeurs et personnels des criées sont invités à remettre aux laboratoires de l’Ifremer tout merlu ayant une marque rouge ou jaune insérée au niveau de la nageoire dorsale. Les poissons avec une marque rouge contiennent une marque électronique dans leur cavité abdominale, marque qui enregistre en temps réel la température et la profondeur. Outre le retour des poissons entiers, si possible non éviscérés, les chercheurs ont besoin d'obtenir les informations précises sur la capture des merlus (date, position géographique, engin de pêche). Une affiche (ci-contre) va être affichée dans les ports concernés, et il y a des récompenses pour chaque merlu retourné avec sa marque en place et les informations sur la recapture.
Cette nouvelle campagne bénéficie de l'expérience de trois opérations de marquage déjà réalisées en Atlantique par l’Ifremer en 2002, 2004 et 2005. A l’issue des précédentes campagnes, l'analyse des merlus recapturés avait révélé des croissances corporelles et otolithiques très supérieures à celles attendues. Cette découverte a notamment abouti à la remise en cause de la méthode d'estimation de l'âge de cette espèce. Le développement d'une nouvelle méthode implique la recapture d'un grand nombre d'individus, également nécessaire pour l'analyse de la mortalité et des migrations. Ces résultats, qui ont des incidences importantes pour la gestion durable de la ressource, justifient la poursuite des campagnes de marquage.
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