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jeudi, 14 décembre 2006

POUR NE PAS PERDRE LE NORD - SANS DESSUS DESSOUS

Texte de Michel Lefèbvre – initialement publié par le Club des Argonautes.

Ssdessus Les problèmes d’énergie suscitent des débats, la zone polaire arctique est au centre d’un autre débat : c'est une zone test pour découvrir les climats anciens et comprendre les mécanismes des changements de ces climat. Cette aussi une zone qui évolue très rapidement.
L'ampleur du réchauffement actuel a pour conséquence l'ouverture de routes maritimes jusque là impraticables tel le passage du Nord-ouest qui contourne l'Alaska et le passage du Nord-est franchi pour la première fois par en juillet 1879 par le baron suédois Adolf Erik Nordenskjöld. Ce passage ne sera franchi à nouveau qu'en 1991, ouvrant la route permettant de relier directement l'Europe à l'Asie en longeant la Sibérie.
Comme en mer du Nord, le plateau continental possède des gisements de pétrole tandis que l’extraordinaire poussée printanière de la flore laisse espérer des pêches miraculeuses, si elles ne sont pas polluées par une radioactivité débridée. Tant et si bien que la question du partage de ces régions entre ces pays riverains constitue un véritable enjeu géopolitique. Voir Science et Avenir de février 2006.
C'est le moment de relire un des romans peu connus de Jules Verne "Sans dessus dessous". En voici le résumé.

Lire la suite "POUR NE PAS PERDRE LE NORD - SANS DESSUS DESSOUS" »

vendredi, 20 octobre 2006

Chouinard, la vision "surf" du patron de Patagonia

Couv2289r440x800 Voilà un livre que je vous conseille: "Homme d'affaires malgré moi, confessions d'un alter-entrepreneur". Traduction française de :"Let my people go surfing, the education of a reluctant businessman" par Yvon Chouinard, fondateur et propriétaire de Patagonia (aux éditions Vuibert).
Dans cet ouvrage, que j'ai lu il y a quelques mois dans son édition américaine (dédicacée ! :-) ), Yvon Chouinard explique comment il a su intégrer sa passion pour les sports de l’extrême, pour la protection de l’environnement et son sens de l’éthique au coeur de sa société Patagonia.
Citation du bonhomme: «Je suis très pessimiste quant à l’avenir du monde. Ma vie durant, je n’ai fait que constater une détérioration croissante de tous les processus fondamentaux qui régissent la vie sur notre planète. […] Si les gouvernements, le secteur privé et les scientifiques ne coopèrent pas rapidement pour trouver des solutions à la dégradation de l’environnement, la Terre perdra sa faculté de se régénérer. En d’autres termes, le mode de vie que nous connaissons aujourd’hui est terminé. »
Je vous conseille ce bouquin passionnant, et plein d'idées. Un détail: Chouinard (qui est américain d'origine québécoise) pratique ce qu'il appelle le MBA: management by absence... Partant du principe qu'il est nul en gestion, et qu'il a un DG pour cela, il passe la moitié de son temps (il a plus de 70 ans, quand même) à faire de l'alpinisme, de la pêche à la mouche, du kayak et du surf, car c'est en faisant cela qu'il peut avoir des idées de produits ou d'amélioration des produits existants... Et, oui, c'est lui qui surfe sur la couverture du livre!

mercredi, 22 février 2006

Le poisson qui aurait pu nommer la mer

"Les vacances ( ...)  pour moi c'était la mer.
(...) La mer ,je courais après elle, elle courait après moi, tous deux on faisait ce qu'on voulait.
C'était comme dans les contes de fées: elle changeait les gens. A peine arrivés, ils n'avaient plus la même couleur ,ni la même façon de parler. Ils étaient tout de suite remis à neuf, on aurait dit des autres.
Elle changeait aussi les choses et elle les expliquait. Avec elle, je savais, l'horizon, le flux et le reflux, le crépuscule, l'aube, le vent qui se lève, le temps qui va trop vite et qui n'en finit plus.
Et puis la nuit qui tombe, le jour qui meurt, et un tas de choses qui me plaisaient et que, loin d'elle très vite, j'oubliais. LA TERRE QUI AURAIT PU S 'APPELER LA MER SI C 'ETAIT UN POISSON QUI AVAIT TROUVE LE NOM"
Jacques Prévert
Dans "Choses et autres".

Merci à Michel Lefebvre de m'avoir envoyé ce texte!

vendredi, 16 décembre 2005

Bravo, l'Albatros pour Gildas Flahault!

A_5358_1Mes amis de Sail The World, association regroupant des circum-navigateurs (mais pas seulement), ont eu le nez creux cette année, en donnant leur prix Albatros du meilleur livre de mer à Gildas Flahault et son magnifique "Je me souviens des hommes" (Ed.Jalan). Je vous invite à lire cette critique, sur le site de STW. Et surtout à aller découvrir ce magnifique travail d'un artiste qui, en plus, est un type super.
Je l'avais croisé il y a quelques années chez Isabelle Autissier, et j'ai eu le plaisir et le privilège de passer un peu de temps, notamment un dîner, avec lui pendant le salon nautique. Peintre de talent, c'est aussi un homme libre qui a du mal à rester en place. Il s'apprête à repartir, en bateau (qu'il cherche à acquérir...), pour continuer son errance artistique créatrice. Quand on voit le résultat de son travail, on ne peut que l'encourager au voyage!
G_a_5879_3Photo: Gildas Flahault recevant son prix Albatros, sur le stand de STW au Salon Nautique.

Prix du livre de mer

Cette année, c'est pour l'enquête de Bernard Dussol sur l'héritage Cousteau, "La dernière aventure de la Calypso". J'en avais dit grand bien, sur ce site et dans Nautilus magazine. Je vous invite à le lire.

vendredi, 14 octobre 2005

La Bergère, l'âme de la Calypso

Cousteau1Voilà un livre qui va redonner un peu de brillant au nom de Cousteau. Oh, ce n'est pas une biographie du commandant. Non. Ni même de Mme Cousteau, l'actuelle. C'est beaucoup mieux: le portrait de Simone Cousteau, la "bergère", celle qui fut la femme de bonnet rouge pendant plus de 50 ans. Celle qui habitait carrément à bord de la Calypso quand son mari ne passait que quelques jours à bord, de temps à autre, le temps de filmer les plans de coupe pour les films. Celle qui était respectée et adorée par tous les équipages du célèbre bateau. Une sacré femme. Tous les anciens vous le disent: la Calypso, c'était la Bergère. Elle était l'âme de ce bateau. Un signe: tant qu'elle était à bord, le bateau a été entretenu. Dès qu'elle est morte, le commandant s'est totalement désintéressé de son navire, et on sait ce qu'il est devenu.
Bref, un livre attendu. Je ne l'ai pas encore lu, mais le thème promet. J'ai juste eu la possibilité de lire la préface, que j'ai beaucoup aimé. Dès que je peux le lire, je vous en parle...
Publié aux Editions Le Télégramme
 

mardi, 20 septembre 2005

Un homme à la mer

Message de Lionel Migeon avec un extrait de "Un homme à la mer" d'Olivier Frébourg.

"Quand je parle de mes voyages, j'ai l'impression de me mettre à nu. De jouer avec mes muscles. Je préfère me taire. En mer, dans la vie, on est seul. Toute absence loin des siens est un suicide raté ou inconscient. Les marins sont des artistes. Ils ont une toile chaque jour devant les yeux. Et des vies différentes dans chaque port. Appareiller, c'est fuir la mort qui rôde autour de nous."

Autre extrait, ici.

lundi, 05 septembre 2005

La mer et l'amour

Et la mer et l'amour ont la mer pour partage
Et la mer est amère, et l'amour est amer.
L'on s'abîme en la mer aussi bien qu'en l'amour,
Car l'amour et la mer ne sont point sans orage.
Celui qui craint les eaux, qu'il demeure au rivage.
Celui qui craint les maux qu'on souffre pour aimer
qu'il ne se laisse pas par l'amour emporter
Car tous deux ils seraient sans hasard de naufrage
La mer de l'amour eut la mer pour berceau,
Le feu sort de l'amour, sa mère sort de l'eau.
Mais l'eau contre ce feu ne peut fournir des armes.
Si l'eau pouvait éteindre un brasier amoureux,
Ton amour qui me brûle est si fort douloureux,
Que j'eusse éteint son feu de la mer de mes larmes...

Pierre de Marbeuf

Un joli texte qui m'a été envoyé par Lionel Migeon. Merci à lui!

mercredi, 31 août 2005

St-Ex

Pour le plaisir, extrait de Citadelle, d'Antoine de Saint Exupery:
"Et j'en connais qui cherchent la mer au pas lent de leur caravane et qui ont besoin de la mer. Et qui, lorsqu'ils arrivent sur le promontoire et dominent cette étendue pleine de silence et d'épaisseur et qui interdit à leurs regards ses provisions d'algues ou de coraux, respirent l'âcreté du sel et s'émerveillent d'un spectacle qui ne leur sert à rien dans l'instant, car on ne saisit point la mer. Mais ils sont lavés dans leur coeur de l'esclavage des petites choses".
Merci à Michel Lefebvre de m'avoir transmis cet extrait!

vendredi, 18 mars 2005

Jules Verne et la mer

Un papier court, mais complet, sur Jules Verne et la mer.

Nautilus magazine

Gens intéressants...

  • Yvon Chouinard
    C'est le fondateur et patron de la marque Patagonia. Il suffit d'aller sur leur site pour comprendre combien la protection de l'environnement est au coeur non seulement de leur éthique, mais aussi de leur fonctionnement quotidien.
  • Hugo Verlomme
    Hugo est l'auteur d'un livre culte: "Mermere". Mais aussi du "Guide du voyage en cargo" et de bien d'autres ouvrages, (dont une énorme Anthologie du cannabis...). C'est, avant tout, un écrivain de la mer. Ces livres pour enfants sont aussi passionnants. Il vit désormais dans les Landes, à deux pas des vagues où ce surfeur adore se plonger...
  • David Doubilet
    Que dire sur le meilleur photographe sous-marin en exercice? Lire ceci.

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