C'est amusant comment on n'échappe pas à son destin... Il y a quelques mois, Oceanopolis m'avait demandé mon avis sur une conférence de presse qu'il voulait organiser pour promouvoir une énorme opération de recherche océanographique, Eur'Oceans. un truc qui rassemble 160 chercheurs de très haut niveau dans 25 pays. Et encore: c'est 160 top (les meilleurs, selon l'un des deux coordinateurs du programme, le directeur de l'Institut Européen de la Mer, Paul Tréguer) AVEC leurs équipes. On doit largement dépasser le millier de personnes concernées. Bref, un gros bastringue pour chercher à modeliser l'impact du changement climatique sur l'écosystème marin, et en particulier la ressource halieutique. Bref, pour comprendre si on aura encore du poisson dans 20 ou 50 ans, avec les eaux chaudes qui nous arrivent en Europe. Le projet est co-financé par l'Europe, bien sûr.
Donc on me demande mon avis pour la conf, et je suggère qu'ils organisent une conférence online. Avantage: pouvoir réunir à moindre frais des chercheurs et des journalistes de plusieurs pays, et sans qu'ils passent plus de temps dans les transports (avion notamment, avec la pollution inhérente) qu'à présenter le projet. Inconvénient: techniquement délicat à monter.
Hier, j'avais rendez-vous avec Sylvain Ghiron, d'Océanopolis, pour les "essais techniques" de la conférence. Sept ou huit pays étaient connectés (web cam et tout) en direct. Et on n'a rien pu faire: la régie, à Brest, a planté et ne pouvait pas faire de retour son. Sylvain m'a regardé d'un drôle d'air quand je lui ai dit "je ne sais pas si tu vas me remercier de t'avoir proposé cette solution de vidéo-conférence..." Il n'avait presque pas dormi depuis trois nuits... Mais que voulez-vous: j'ai beau me consacrer plus à la mer qu'à autre chose, je n'oublie pas au fond que j'utilise des ordinateurs depuis 79 et Internet depuis 1991. Je n'oublie pas non plus Transfert et Transfert.net. Et qu'Internet est un de mes moyens privilégiés pour promouvoir Nautilus. Je n'arrive pas à oublier que la technologie peut être fabuleuse, même pour parler de la protection des océans. Allez Sylvain, il reste encore une dizaine de jours (et de nuits) avant la conf. Ca va marcher!
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